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Lâcher, c'est ne plus tenir...

20/10/2015

 

 

 

Alors que je dansais récemment, une phrase très claire m’est revenue en pleine exploration: (et en pleine poire :=))  Lâcher, c’est ne plus tenir….

Simple…. Juste ouvrir la main et ne plus tenir.  Juste sentir l’émotion et la laisser circuler.  Juste aérer la tête et ne plus ruminer les mêmes pensées encore et encore. 

 

Lâcher ce n’est pas nécessairement beaucoup d’effort ni de temps alors ? Juste ne plus tenir ? Oui, mais il y a souvent une partie de moi qui continue à tenir, même si c’est inconfortable, même si il aurait d’autres possibilités tout à fait excitantes, nouvelles, intéressantes… Par habitude, par croyance qu’il faut, par peur de l’inconnu…

 

 

Alors quoi, je lâche ou je lâche pas ?

Je veux dire,  je lâche le truc ;=)?  la pratique des 90 secondes…

 

Selon Jill Bolte Taylor, Phd, neuroanatomiste et survivante d’une attaque cérébrale majeure, auteure de "Voyage au-delà de mon cerveau" (traduit de  "My Stroke of Insight", chapter 17):

 

‘Bien que certains programmes émotionnels dans notre cerveau limbique produisent des réactions automatiques, cela prend moins de 90 secondes pour que le programme se mette en route, voyage dans le corps et disparaisse.

 

La colère, par exemple, peut être stimulée automatiquement suite à une situation de la vie.  Les composants chimiques liés à l’émotion colère relâchés par mon cerveau inondent mon corps et je peux faire l’expérience physiologique de la colère. Dans les 90 secondes qui suivent le premier stimulus, les composants chimiques liés à la colère ont disparu de mon système sanguin et le temps de réponse automatique est terminé. 

 

Si, malgré tout, je reste en colère après ces premières 90 secondes, c’est que j’ai ‘choisi’ de laisser le 'circuit colère’ alimenter mon système avec la même réponse.  Moment après moment, je fais le choix de soit continuer à tenir, m’accrocher à ce circuit neurologique de la colère ou de retourner dans le moment présent, ce qui permet à cette réaction de colère de se dissoudre physiologiquement’.    

 

90 secondes pour observer ce tsunami intérieur et laisser la tempête passer pour retrouver les vagues plus calmes et la possibilité d’agir (car la colère c’est bien l’énergie du changement) …. Puis à nouveau, il y aura un autre tsunami, une autre tempête qui pourra durer 90 secondes seulement…

 

Plus loin dans le livre, le docteur Jill Bolte Taylor raconte qu’elle reçoit une amende pour dépassement de vitesse alors qu’elle chante à tue-tête en conduisant sur l’autoroute. Vexée, elle observe ses pensées la ramener encore et encore vers cette vexation et les réponses automatiques générées par ces pensées. Et à  chaque fois, elle fait le choix conscient de laisser de côté ces pensées et revenir au moment présent.   

 

 

Quand nous dansons et que nous suivons ce qui se passe dans le corps, nous savons avec quelle rapidité tout change tout le temps, que ce soit au niveau de notre énergie, de nos émotions, de notre physiologie, de nos besoins…. La méditation en mouvement, c’est la pratique des 90 secondes … observer ce qui est en mouvement dans le corps, ne pas s’attacher à une sensation, une danse, une musique… Juste suivre le courant de la vie plutôt que de chercher à ‘tenir’ quelque chose qui n’est déjà plus là ou qui n’est pas encore là….

 

Alors chiche, 90 secondes, je lâche, je ne tiens plus…

et je saute à deux pieds dans la VIE !

 

Référence: Jill Bolte Taylor, ‘My stroke of Insight’  - ‘Voyage au delà de mon cerveau’   

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